La police lausannoise roule les mécaniques

Tous fichés ?Le bilan de l’opération policière menée dans le cadre de la manifestation du 1er mai a de quoi faire sourire : des cagoules et quelques dizaines d’œufs remplis de peinture*. Tu parles d’armes de destruction massive !

La police lausannoise avait pour objectif d’extraire – comme on extrait une dent cariée ? – les « autonomes » du « bloc révolutionnaire » avant qu’ils ne puissent agir de quelque manière que ce soit. Selon mes informations, la police aurait annoncé cette intention à la direction de la manifestation au départ à Saint-François. Cette dernière n’aurait rien trouvé à redire : qui ne dit mot consent.

Le déroulement de l’opération fut pour le moins étrange puisque la police lausannoise, aidée de la gendarmerie cantonale, a attendu que le cortège arrive en fin de parcours pour intervenir et coincer deux douzaines de « dangereux autonomes » qui n’avaient strictement rien fait. Les contrôles d’identité montreront de surcroît qu’ils ne possédaient pas d’armes de destruction massive, hormis les terribles oeufs évoqués ci-dessus.

Shérif, fais-moi peur !

Non seulement il ne s’était rien passé jusque-là, mais il ne pouvait vraisemblablement plus rien se passer : au bout du pont Chauderon, il n’y a rien, pas de McDo, pas d’UBS, pas de signe extérieur du capitalisme arrogant. Rien de rien. Sauf un nombre impressionnant de policiers en tenue anti-émeute, bien visibles, alignés derrière leurs boucliers pour barrer une route que personne n’avait l’intention d’emprunter. Rien de tel pour mettre le feu aux poudres. Comme si cela ne suffisait pas, c’est le moment précis que les stratèges de la police lausannoise choisirent pour extraire la grosse poignée de « révolutionnaires » qui n’avaient toujours rien fait à part courir vers je ne sais où. Ce fut l’occasion pour le groupe d’anti-émeutes de bousculer quelques manifestants et d’en plaquer, sans ménagement, un ou deux autres au sol.

Toujours est-il que cette intervention complètement disproportionnée et désordonnée a eu pour conséquence une situation parfaitement kafkaïenne : une bonne soixantaine de policiers anti-émeutes coinçant dans une nasse une petite centaine de militants syndicaux, de politiciens, de travailleurs, de jeunes, de vieux en plein milieu du carrefour qui s’est retrouvé bloqué pour le coup. Personne ne bougeait, personne n’avait l’intention de bouger. Les manifestants n’avaient aucune envie de s’en prendre à la police qui le leur rendait bien. Deux troupeaux de jeunes chats la queue et l’échine à peine hérissée qui attendaient que rien ne se passe.

Après plusieurs coups de téléphone sans réponse, une fois le municipal de police atteint, les policiers partirent enfin et ceux qui étaient restés coincés dans la nasse purent rejoindre l’esplanade Montbenon où les discours se succédaient. On aurait pu en rester là. Mais … pendant ce temps, la vingtaine de « dangereux révolutionnaires » subissaient un contrôle d’identité à la promenade Schnetzler où ils s’étaient fait cerner. Les contrôles d’identité, effectués par la police judiciaire, aboutissaient à pas grand-chose et même à rien, si ce n’est une leçon de morale d’un supérieur à une maman qui venait récupérer ses ados qui avaient le tort de porter un masque chirurgical et une tenue noire. Vous avez dit délit de faciès ? Un joyeux drille à l’esprit caustique me lança : « la PJ a ouvert un APEMS** ! »

La « kafkaïtude » continuait son bonhomme de chemin. C’est alors que la police décida d’emmener, pour une raison inconnue, à l’hôtel de police une dizaine de jeunes et très jeunes déjà contrôlés. Rappelons qu’il ne s’était toujours rien passé à ce moment-là. Bien évidemment que celles et ceux qui écoutaient, ou pas, les discours des orateurs sur l’esplanade Montbenon en ont eu vent et qu’un groupe s’est formé pour aller empêcher cet « embarquement immédiat ». En un clin d’œil, le fourgon des pompiers destiné à transporter les interpellés fût encerclé, les policiers eurent peur et appelèrent les anti-émeutes en renfort. Ces derniers arrivèrent pied au plancher et eurent toutes les peines du monde à arrêter leur fourgon sans écraser personne. Il y a un policier qui va se souvenir que l’avenue de Savoie est très pentue !

Peut-être conscients de la disproportion de leurs actions en regard de la situation, les policiers relâchèrent vite fait bien fait leurs proies et après un nouveau coup de téléphone au municipal de police, l’ordre leur fut donné de rentrer au bercail. Seul un petit groupe d’anti-émeutes resta un bout de soirée devant le Palace au cas où …

Bilan de l’opération : une démonstration de force qui aurait pu tourner à l’affrontement juste par provocation, quelques cagoules et des œufs pleins de peinture.

Ce qui est moins connu, c’est la pêche aux informations effectuée par la police lausannoise et la gendarmerie cantonale. Une pêche dont les prises consistent en fichiers et en enregistrements vidéos : la vingtaine de « dangereux révolutionnaires » a été consciencieusement filmée et fichée, la police leur a même passé des bracelets d’identification numérotés dont certains sont munis d’un code-barres qui doit vraisemblablement faire le lien avec un dossier informatique. En effet, à quoi servirait un code-barres sans lecteur optique, donc sans ordinateur ?

Qui dit ordinateur dit fichiers, ou fiches, et dit protection de la sphère privée. Une question se pose crûment : suffit-il d’être arrêté « préventivement » sur la base de son apparence physique pour se retrouver filmé, fiché et muni d’un bracelet avec un code-barres au poignet ? À quoi serviront ces informations, où et jusqu’à quand seront-elles stockées ? Des questions qui tombent en plein dans le domaine de compétences de la commission de gestion du conseil communal qui doit « veille[r], en particulier, à l’usage des instruments informatiques, en vue de prévenir toute utilisation abusive et de garantir la protection de la sphère privée. »

Ça tombe bien, j’en fais partie.

—–

*Selon un haut dignitaire du PS, il s’agirait en fait d’un travail de diplôme de l’ECAL.
**Accueil pour enfants en milieu scolaire.

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13 Réponses to “La police lausannoise roule les mécaniques”

  1. Soe Says:

    J’ai écrit sur un autre blog hébergé par 24heurs, qu’à mon sens, lorsqu’on a à se plaindre du comportement de la police, il existe des voies légales et des juges… Je le maintiens ici 😉

    Par contre, je m’interroge:

    Citation :
    « Ça tombe bien, j’en fais partie. »

    N’y a-t-il pas une obligation morale (ou juridique) de se récuser quand on tient publiquement un tel discours et qu’on fait partie d’une commission susceptible de prendre des mesures ?

    Là, de toute évidence, vous êtes déjà certain des conclusions que vous maintiendrez en commission alors que vous n’avez pas même commencé le travail… ai-je tort ?

  2. David Payot Says:

    Bonne idée de passer par la commission de gestion. (En réponse à Soe, le but d’une telle commission n’est pas de se prétendre neutre et objectif; sinon, il ne faudrait pas y mettre des élu-e-s de partis, mais des fonctionnaires ou des citoyen-ne-s tiré-e-s au hasard…)
    Est-ce qu’il y a d’autres démarches prévues en séance plénière?

  3. Alain Hubler Says:

    @Soe : vous avez peut-être mal lu, donc je répète : le rôle de la commission de gestion et, donc, de ses membres (dont je fais partie) est de « veille[r], en particulier, à l’usage des instruments informatiques, en vue de prévenir toute utilisation abusive et de garantir la protection de la sphère privée. »
    Notre et mon rôle se limitera donc à cela, sans aucun préjugé. Je ne suis certain d’aucune conclusion. Je me pose la question et je la poserai. C’est tout.
    @David : je ne sais pas, pour l’instant, ce sont mes interrogations. On verra, de toute manière le contrôle de la gestion 2009 est prévue pour 2010.

  4. vanille Says:

    Pour la première fois, à Lausanne, un cortège du premier mai se fait attaquer par les flics. Et ceci avec :
    – Une Municipalité « de gauche ».
    – Un chef de la police « de gauche.
    – Le plein assentiment des responsables syndicaux.
    Alors quoi ! La fête du travail, ses traditions, un brin gentillette certes, ne représente donc plus rien, même aux yeux des responsables dits « de gauche » ? On va jusqu’à la mettre sous haute surveillance ?
    On lui préfère les réjouissances plus « in », genre Reed-bull, performances sportives et autres célébrations de la bière?

    J’y étais dans ce cortège du premier mai, j’en suis encore écœurée.
    Je me suis retrouvée encerclée par des forces de police en tenue anti-émeute, au bout du Pont Chaudron ; on était pourtant un groupe look AVS et pas du tout mode cagoule. Nous étions tous ridicules, aussi bien les flics que nous, sans parler des gens coincés dans les embouteillages, provoqué par les policiers.

    L’assaut des flics, c’était donc pour séparer les «mauvais» manifestants, des «bons».
    Les mauvais ce sont, vous l’avez deviné, les sales jeunes. Leur tort depuis longtemps c’est d’être jeune. D’ailleurs ils déjà à l’œuvre en mai 68. Z’ont la vie dure !
    Fallait bien les arrêter, les ficher, et – fait nouveau- les étiqueter avec un code barre comme les choux-fleurs de la Migros. Alain vous l’a dit. (J’y pense….Pourvu que je ne retrouve pas un de ces zézés empaqueté au rayon des légumes)
    Pour être jeunes, ils le sont. Casseurs, certainement pas, sauf pour ceux qui vendent du média, à grand coup de peur.

    J’étais parmi ceux qui ont entouré le petit car des pompiers dans lequel les flics avaient fourré leur « proie ». J’y croyais pas ! J’ai vu un bus plein de gamins. J’ai demandé aux flics s’ils ouvraient une garderie. Un type qui est arrivé derrière moi leur a posé une question semblable : « Vous vous lancez dans le parascolaire? »
    Le prétexte pour les arrêter, du moins ceux à qui j’ai parlé a été, ça a été :
    « Participation à une manifestation non autorisée » Si ! Si !

    Promis, l’an prochain, à la fête du travail, je mets une cagoule et j’enfile une arme de destruction massive dans mon sac à main.

  5. Daniel Says:

    Mon fils fait partie de la quinzaine de jeunes qui ont été interpellés, filmés et étiquetés; son seul tort: avoir été dans le cortège du 1er mai dans le « secteur interdit de la manifestation » comme l’un des inspecteurs le lui a dit. En clair avec 3 de ses camarades gymnasiens il suivait à une dizaine de mètres le groupe des anarchistes qui participaient au défilé. De plus pour aggraver son cas déjà sérieux puisqu’il est JEUNE et ne porte pas de cravate, il avait accepté le masque chirurgical qu’on lui avait distribué au début de la manif.
    Il a donc vu de ses yeux la charge des anti-émeutes sur les deux douzaines d’anarchistes puis s’est retrouvé bloqué dans les confins du parc Montbenon en compagnie de quelques dizaines de syndicalistes et de manifestants. A la différence des personnes plus âgées, la police (en civil, une équipe en jeans et sweat-noir avec des casques de Skateboradeurs et des matraques télescopiques, ne manquaient que les tasers) les a alors empêchés de quitter le parc puis les a arrêtés sous le prétexte juridiquement assez créatifs d’être dans le « secteur interdit de la manifestation », leur a passé un bracelet code-barré, les ont filmés individuellement en leur demandant de montrer à la caméra leur ID d’étudiant, enfin ils ont dû décliner leur numéro de Natel. (qui se trouve être en fait le miens)
    Pour finir merci à Alain et aux politiciens sérieux de la ville de suivre ce dossier et d’essayer d’éviter que ce genre de dérive ne devienne la règle à Lausanne et merci à Vanille d’avoir participé à la libération du fourgon.
    Comme je ne suis pas juriste, est-ce que mon fils mineur dispose d’un moyen d’intenter une action pour vérifier ce qui est devenu de ces codes-barres/images/identifications pour avoir été jeune à Lausanne en mai 2009.

  6. Kim Says:

    Je fais partie des mineurs qui se sont fait arretés, filmés et fichés au parc de montbenon, mon seul tort est d’avoir un chapeau non conformiste et d’être jeune, donc si vous avez besoin d’information sur ce qu’on nous a fait pour votre commission, vous pouvez me contacter.

  7. Alain Hubler Says:

    @Daniel : merci pour vos … mercis. Pour ce qui concerne une action en justice, comme je ne suis pas juriste non plus, il faut que je me renseigne. Je crois savoir qu’il est possible de demander à une autorité si elle possède des données sur soi et de les voir et de les corriger au besoin. Problème : comment le prouver …

    @Kim : je ne manquerai pas de vous contacter au besoin ! Merci.

  8. ACAB Says:

    Merci, un grand merci à vous M. Hubler, je constate avec bonheur qu’il n’y a pas que des traîtres comme Vuilleumier au POP !

    Continuez sur cette voix ! Vous êtes la preuve que tous les politiciens ne sont pas forcément pourris par le système s’ils ont de vrais idéaux ! Quant aux autres, à bas les apparatchiks !

    Mis à part cela, j’en profite pour passer un appel urgent à nos concitoyens, nous ne pouvons pas laisser passer cela !

    La drogue est un fléau ! J’en veux pour preuve, ces malheureuses personnes réunies en bande ce vendredi 1er mai, oui, vous avez tous compris de qui je parle: ces sâles jeunes, à peine sorti de leurs berceaux, couvrant leurs bouches de masques, ayant un casque style « Dark Vador » sur la tête et dont la moitié vous regarde d’un air hilare comme s’ils avaient fumé 30 pétards et l’autre moité, encore plus tragique, vous regarde d’un air absent, apeuré, comme s’ils ne comprenaient pas ce qu’ils faisaient là, LSD ou peyotl probablement… Je demande donc à M. Vuilleumier, d’arrêter de donner les saisies effectuées par les stups aux anti-émeutes lausannois, ces gens-là n’ont déjà pas la lumière à tous les étages, il serait dommage (pour eux…) qu’ils la perdent définitivement…

  9. Patrice Rochat Says:

    LAUSANNE, une police « préventive »…

    Je suis mort de rire quand je lis l’article sur la manifestation du 1er mai à Lausanne!

    Une police qui agit avant que les émeutes commencent… Chercher l’erreur…

    A mon avis, cela démontre bien l’incompétence de ce que nous devrions appeler « les forces de l’ordre »… incapables d’intervenir quand cela dégénère, sans doute par crainte de se faire taper dessus… MDR

    Du coup, la police intervient en force sur des manifestants qui déambulent en toute tranquilité!

    Le pire de tout cela, c’est que le « patron » de la police est un popiste qui envoye sa police sur ses mainifestants… Chercher l’erreur…

    Quand à moi, je me dis que j’ai eu bien tort de n’être pas aller à ce cortège ouvriers… Car plus la police agira de la sorte, moins il y aura de manifestants et je pense que cela fera plaisir à nos autorités.

    Voyez-vous, je me demande si vraiment nous avons le droit de revendiquer et manifester… Le jour où il y aura une révolution, il nous faudra passablement de monde pour immobiliser l’hôtel de police afin que nous puissions manifester notre colère LIBREMENT…

    Une belle preuve que notre liberté d’expression en publique n’est pas tolérée, peur de voir le petit peuple manifester contre la façon que nous sommes dirigé politiquement!

    Encore une fois, c’est paye et tais-toi! et si possible… avec le sourire… MDR

    Je me demande comment cette police agira quand les médecins descendront prochainement dans les rues.. avec des masques médicaux…. Cela va être chaud… très chaud… et pour une fois… la police sera submergée… et l’hôtel de police affichera complet.

    Pire encore… Avec la grippe porcine… quand nous seront tous masqué, alors nous seront tous enfermer… MDR

    Pour finir, je me dis que chaque jour qui passe fait que je deviens toujours un peu plus révolutionaire, mais quand nous descendrons dans la rue en force, nous serons assez intelligeant pour ne pas se faire avoir au premier virage…

    Donc par prévoyance, nous attaquerons la police… tout comme elle l’a fait se vendredi dernier…

    Merci au popsite de nous avoir offert le mode d’emploi.

    Patrice Rochat 4 mai 2009

  10. Georges Tafelmacher Says:

    Rageant, oui vraiment rageant de voir que l’on peut se faire criminaliser sous prétexte que l’on est parent accusé d’être «laxiste» d’un mineur qui défile normalement à une parade parfaitement légale puisque «autorisée» par la police des manifestations. Mais le pire est cette stigmatisation de l’habit noir qui ferait de nous des émeutiers en puissance, des gens soupçonnables, qualifiés de perturbateurs probables d’un ordre dit «publique», à arrêter préventivement !

    Si cela ne donne pas envie de tout casser, alors moi je m’appelle paillasson !

    Mais le pire est que cela se déroule dans un pays qui se croit «libéral», où la liberté de pensée est édifiée en valeur suprême, où la responsabilité individuelle est un dogme total, où la loi règne en maître d’un ordre absolu ! Ici, parce que l’on est habillé en noir, on peut se faire arrêter, ficher, cataloguer, embarquer, et c’est tout juste si une étoile noire discriminante ne soit pas épinglée sur sa poitrine !

    Oui, je pense qu’il faut non seulement rendre cette mentalité «flic» publique mais carrément déposer plainte pour abus d’autorité, fichage abusif, discrimination discrétionnaire, ségrégation par l’habit noir et tout ce que nos juristes progressistes pourront trouver d’autre ! Donnons pleins pouvoirs au GAR pour mener des actions retentissantes !

    Oui, il faut tomber une fois pour tout sur le dos de ces gens en tenue anti-émeute qui veulent absolument appliquer leur loi par tous les moyens répressifs et informatiques imaginables…

    En tant que parent, je réprouve au plus haut point cette mentalité «flique» qui fait de nos jeunes des criminels en puissance, à surveiller par vidéosurveillance et tous les moyens moderne de contrainte. Et ce n’est pas étonnant que tant de jeunes «pétent les plombs», en fait c’est parfaitement conforme au stress auquel on les soumet, aux pressions qu’ils subissent, aux intentions que l’on leur prête, pris qu’ils sont dans la nasse naze de cette société de «cons» sommés !

    C’est quand même bizarre mais personne n’arrête ces hommes en complet noir qui peuplent les bureaux de nos banques marbrées ou qui siègent dans les fauteuils du pouvoir !!

    De la part du mec en noir et parent supposé «laxiste», noir de rage et rouge de colère…

  11. Jul Says:

    Je suis aussi l’un des jeunes interpellé lors de la manifestation du 1er mai 09. La police aurait-elle quelque chose à se repprocher ?
    Pour moi il n’y a aucun doute. Cela pour plusieurs raisons :
    Tout d’abord la police a provoqué une manifeste qui se déroulait dans un calme presque surprenant. Les provocations ? les flics filment la partie autonomiste de la manif, ils bloquent toujours la même partie de la manif, pour finir interpellent.
    Ensuite, la police interpelle une vingtaine de jeunes manifestants. Nous nous trouvions alors dans le parc de Montbenon donc pas du tout dans une situation de groupe provocateur.
    De plus, la police lausannoise a emmener quatre personne à l’hôtel de police pour verfier leurs identités (selon la presse), selon les ordres entendus pendant le temps à attendre entouré de robocops dans le parc j’ai plutôt le sentiment qu’ils devaient nous emmener tous là-bas mais le temps leur manquait puisque certains autonomistes avaient eu vent de notre situation et venaient dans notre direction. Après un dernier contrôle de flics en civil, ils nous ont laissé filer. Avaient-ils le droit de nous emmener alors que nous avions justifié notre identité et n’avions pas été pris en flagrant déli ?
    Pour finir, les flics nous ont passé des bracelets à codes barres qui sucitent beaucoup de questions. Et pour répondre au porte-parole de la police lausannoise (Cher monsieur, soit le Matin a vraiment mal compris vos mots, soit vous avez menti!!!) OUI nous avons du décliner notre identité devant une caméra. Ce que vous en avez fais je ne sais pas (ça m’intéresserais de savoir)
    J’espère que des réponses seront apportées par la police et leur responsable au gouvernement.

  12. 1er mai: qui tape sur qui? « Bling Blang Blog! Says:

    […] les vitrines cassées. Cette fois-ci, la nouveauté a été un chassé-croisé avec la police, qui a décidé apparemment de procéder à l’arrestation préventive de tout ce qui était jeu…. Cela au mépris de considérations telles que la liberté de manifestation, le délit de faciès, […]

  13. Sysiphe Says:

    Les jours passent rapidement et la mémoire des faits s’estompe. C’est pourquoi j’apprécie ton récit de ce qui s’est passé au Premier mai et je m’efforce de le faire connaître aussi.
    Ces dérives doivent être dénoncées en permanence…

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