Au bord de la crise de nerfs minéralogique

C’est le journal Sonntag qui nous le révèle : en raison l’augmentation incessante du nombre de véhicules immatriculés en Suisse, il va falloir songer à modifier les plaques minéralogiques de nos très chers véhicules.

Le journal se livre à quelques supputations qui vont de la diminution de la taille des chiffres, pour en ajouter un, à l’ajout d’une lettre en passant par la suppression pure et simple des armoiries du canton et de son sigle doublée d’un alignement sur le modèle de l’Union européenne.

Dans ce dernier cas de figure, on risque à coup sûr la crise de nerfs de ceux qui tiennent mordicus à afficher leur appartenance cantonale. Il faut dire que l’on est en Suisse et que le fédéralisme n’est pas un vain mot, surtout si l’on touche à l’essence même de ce qui fait certains hommes et, dans une moindre mesure, certaines femmes, la bagnole !

Comment est-il possible d’oser imaginer une seule seconde imposer à un Appenzellois et à un Genevois d’avoir des véhicules dont les immatriculations sont impossibles à distinguer ? Et je ne parle même pas de ce crime de «lèse-peuple-souverain»  qui consisterait à condamner les europhobes à se promener avec une plaque eurocompatible, même munie d’une bande rouge au lieu de bleue, accrochée aux fesses. L’humiliation suprême !

Je vous laisse imaginer le vent de révolte qui soufflera à coup sûr dans les rangs des nationalistes pour qui la voiture est un élément essentiel de leur identité. À  en juger par la mobilisation déclenchée, en France, un pays pourtant très centralisé, par la mesure équivalente visant à supprimer l’indication du numéro de département, on se prépare de belles prises de becs en Suisse.

Pour ce qui me concerne, ces petits soucis identitaires de plaque d’immatriculation me font bien marrer et me font surtout regretter que l’on ne profite pas de l’occasion pour réfléchir autrement : s’il n’y a plus assez de numéros de plaques disponibles dans les cantons, c’est peut-être parce qu’il y a trop de voitures, non ?

  • Crédit image : emprunt dénué d’intérêt à mz Sonntag.
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3 Réponses to “Au bord de la crise de nerfs minéralogique”

  1. Alain Hubler Says:

    Attention, c’est parti, la crise de nerfs commence dans les commentaires à propos de cette information reprise par Le Matin :
    http://www.lematin.ch/fr/actu/suisse/de-nouvelles-plaques-d-immatriculation_9-246384#Commentaires

  2. Claudius Says:

    En France, le « problème » est le même, la mention du département d’origine devrait disparaître.
    150 députés ont trouvé que la gravité de cette décision méritait une pétition et une protestation officielle.

    Les petits sujets, genre flicage via EDVIGE, le fichage des mômes de 13 ans, les attaques du droit du travail, la distributions de cadeaux financiers aux copains alors que certains chez nous se demandent le 10 du mois ce qu’ils vont manger les 20 jours qui restent avant la prochaine entrée d’argent, si entrée il y a, bref, tous ces petits détails triviaux de la vie quotidienne semblent moins important pour nos représentants que de savoir d’où vient le type qu’on vient d’insulter en voiture.

    triste époque !

  3. Alain Hubler Says:

    Et la suite de la crise de nerfs sans doute ici :
    http://www.lematin.ch/fr/actu/suisse/un-symbole-en-danger_9-246601#Commentaires

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