Ecolochine

Circulation à ShangaiTiens donc, alors que beaucoup d’internautes suisses vomissent littéralement les Jeunes Verts et leur initiative visant à interdire certaines voitures les plus polluantes, la Chine annonce qu’elle va sensiblement augmenter les taxes sur ses véhicules les plus polluants.

Je trouve cela assez marrant.

Oh, je ne suis pas dupe, cette annonce en pleine mascarade olympique tombe plutôt bien. Elle est l’occasion pour le Gouvernement chinois de se parer d’un vernis vert du plus bel effet médiatique.

Il n’empêche, la Chine, ce petit pays qui renferme presque le quart de l’humanité ; ce petit pays qui nous fournit les objets «made in China» dont nous raffolons tant ; ce petit pays dont l’empreinte écologique est moins de la moitié de la nôtre même si elle a doublé depuis les années soixante.

Bref, ce petit pays a l’air de prendre conscience, du moins dans les communiqués de presse, que la machine peut s’enrayer. Ou du moins qu’elle a intérêt à se présenter comme une mégapuissance qui se soucie des effets négatifs voire délétères de sa croissance.

Et ici, en Suisse, pendant ce temps, certains s’insurgent contre le fait que des soi-disant Khmers verts veulent les priver de véhicules qui génèrent plus de 250 g/km de CO2. Ils s’insurgent, alors que, comme le démontre magnifiquement Luc Genton, seule une minorité de véhicules particulièrement polluants seront concernés.

Bon, d’accord, la Chine, qui dit «vouloir passer à un modèle de croissance moins polluante et plus économe en énergie», nous bourre le mou. Mais pas plus que tous ceux qui veulent nous faire croire qu’il y a une croissance ou un développement «soutenable» ou «durable» possible et infinie dans un monde fini.

Mais il n’empêche, taxer les gros véhicules en Chine, c’est taxer les copains du pouvoir. C’est taxer les caciques du parti. Et ça, ce n’est pas demain la veille en Suisse.

Parce qu’en Suisse, comme en Europe ou aux USA, tout le monde peut, ou presque, avoir un gros machin qui pue et qui pollue grâce aux Chinois qui n’en auront jamais et qui fabriquent, dans les pires conditions, les produits «made in China» dont le bas prix nous laisse de quoi nous payer le gros machin qui pue et qui pollue.

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