Leuenberger veut des péages urbains à l’essai

Alors ça roule toujours ?Le péage urbain est dans l’air depuis plusieurs années et le conseiller fédéral Moritz Leuenberger vient de lui donner un petit coup d’accélérateur. La NZZ am Sonntag révèle que le ministre socialiste est sur le point de proposer au conseil fédéral une loi visant à mettre en place à titre expérimental des péages urbains pour une durée variant de 2 à 10 ans.

Même s’il n’en a pas encore parlé à ses collègues, Patrice Mugny, maire de la ville de Genève, vient de se déclarer volontaire pour l’expérience. Il souhaite même que ces expériences s’étendent à toute la Romandie et en particulier à la ville de Lausanne.

Cela tombe bien, puisque, avec ma collègue de parti Evelyne Knecht, nous avons déposé, il y a maintenant plus de trois ans une motion (maintenant postulat) demandant à la municipalité de Lausanne d’étudier la faisabilité de la création d’un péage urbain destiné à financer la gratuité des transports publics. Si la municipalité respecte le délai de trois ans que le conseil communal lui a accordé pour effectuer cette étude, nous devrions être fixé le 7 juin 2008 sur cet objet.

La suite logique de cette étude serait que la ville de Lausanne se porte volontaire pour installer un péage urbain, en collaboration avec les communes de l’agglomération, dans la région lausannoise.

Malheureusement la question de l’affectation du produit du péage semble floue dans le projet du conseiller fédéral en charge des routes : améliorer le flux du trafic ou remplacer la taxe sur les véhicules à moteur. Selon les spécialistes, c’est pourtant l’utilisation de l’argent récolté qui peut, ou non, rendre le péage urbain acceptable.
Cette acceptabilité est un sujet politique très sensible. En effet, selon l’affectation des fonds récoltés le péage peut se révéler totalement antisocial. Ce serait le cas si l’argent servait à abaisser l’impôt sur le revenu et la fortune ou à supprimer la taxe automobile. Par contre si l’argent du péage était affecté intégralement à la diminution des tarifs des transports publics et à leur développement, il pourrait se révéler socialement satisfaisant.

Attention Monsieur Leuenberger, le péage urbain est une arme à double tranchant pour un Popiste, mais aussi pour un Socialiste.

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7 Réponses to “Leuenberger veut des péages urbains à l’essai”

  1. www.romanding.ch Says:

    Leuenberger veut des péages urbains à l’essai

    Le ministre socialiste est sur le point de proposer au conseil fédéral une loi visant à mettre en place à titre expérimental des péages urbains. Encore faut-il être prudent sur l’affectation des montants récoltés.

  2. zozieau défaitiste Says:

    Euh… franchement… tu crois vraiment que ça va passer la barrière du CF ?

  3. Alain Hubler Says:

    Je n’en sais rien ! Mais ce que je crains, c’est que s’il y a des péages urbains, les montants récoltés soient affectés à l’entretien des routes, à la diminution de la taxe auto, mais en tout cas pas à une alternative à la bagnole ! C’est ça le plus gros risque.

  4. zozieau Says:

    Mais ça se discutera canton par canton, commune par commune non ? Je vois mal au niveau du droit comment la Confédération pourrait imposer des règles de redistribution, à moins qu’elle ne prenne tout en charge niveau mise en place.

  5. halcyon Says:

    Les péages urbains sont la meilleure fausse bonne idée en matière d’environnement: les gros pollueurs auront toujours les moyens de payer, et c’est les moins fortunés d’entre nous qui devront renoncer à ce luxe qu’est la bagnole. Les transports publics gratuits, c’est vraiment pas pour demain, et il ne faut pas rêver, l’argent dégagé n’ira certainement pas au financement d’un tel projet. Pour ma part, j’espère qu’un tel projet ne passera jamais la rampe: le fait que le conseil féréal reste flou quant à la redistribution de l’argent récolté n’augure rien de bon.

  6. cmic Says:

    Les transports publics gratuits, c’est la seule alternative à la voiture. Evidemment, la situation n’est pas la même dans toutes les villes, mais sur un petit territoire comme Genève, le déplacement en bus et tram (ou à pied!) est réellement possible. Et dans quelle autre ville au monde est-il possible de se rendre en 6 minutes d’un aéroport international au centre ville, en train, pour la modique somme de 3.30 FR ? Small is beautiful😉

  7. emmadoe Says:

    pareil que Halcyon… Je vois le truc arrivé gros comme une maison, les riches proprio de gros 4×4 cela ne les dérangera pas trop de payer, 100, 200 francs par mois pour ne pas avoir à fréquenter la masse populaire…

    En matière de transport public ce qui m’énerve le plus, c’est que les wagons de première classe sont souvent au 90% vide (non je n’exagère pas, du mois sur les trajet, porrentruy – delémont, delémont – neuchâtel) alors que dans les deuxième classe c’est surpeuplé… voilà un problème qu’il faudrait résoudre. Peut-être que si les transport public serait plus agréable, plus des gens les fréquenteraient ?!!

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