Éloge de la ratatouille

RatatouilleMais qu’est-ce que c’est que ce billet sur un blogue politique ? Que vient faire la ratatouille dans la politique ? C’est quoi c’t’affaire ici ?

C’est pourtant simple : la ratatouille, j’aime, il y a des jours où je me relèverais la nuit pour en manger. Je suis en vacances, alors je me fais plaisir et je le partage avec vous.

Bon, venons-en à la ratatouille, mais commençons par ses origines.
Comme pendant les vacances je m’interdis de surfer la toile pour vous dénicher une liste des meilleurs liens sur le sujet de mon adoration du moment, je me contenterai de citer le Petit Robert et de fouiller dans le fond de ma mémoire.

Le terme ratatouille date, paraît-il, de 1778 et vient des formes expressives du verbe, lui-même déjà familier, « touiller » telles que « tatouiller » ou « ratouiller ». Ratatouille fait aussi souvent référence, hélas, à des mélanges alimentaires immondes que les militaires français appellent « rata ». « Se prendre une ratatouille » veut dire « se prendre une volée de coups » ou, comme on dit par chez nous, « une bonne dégelée » … un peu comme celle que nous, À Gauche toute !, avons prise aux dernières élections cantonales.

Trêve de digression, venons-en au fait : la ratatouille !
La ratatouille est un plat d’été magnifique qui se mange chaud, même très chaud, ou très frais. C’est un de ces plats magiques qui est encore meilleur le lendemain que le jour de sa confection. C’est un plat, qui a l’image d’un monde idéal, allie dans un joyeux métissage des légumes de toutes les couleurs : des rouges, des verts, des jaunes et des noirs. Oui M. Blocher, même des noirs, car sans eux, c’est bien moins bon ; mais surtout pas des bruns.

Bon, venons-en encore une fois au fait : la ratatouille et sa, ma, recette inspirée de celle de Valère, un patron de bistrot à Ramatuelle. Cette recette est valable pour quatre personnes.

Les ingrédients d’abord :

  • 2 aubergines moyennes
  • 2 grosses tomates
  • 2 courgettes moyennes
  • 2 poivrons moyens et jaunes pour la couleur
  • beaucoup de gousses d’ail : au moins 5 ou 6
  • 2 cuillérées à café de miel
  • 2 dl d’huile d’olive
  • thym et laurier ou mélange d’herbe de Provence
  • sel de Guérande et poivre

Personnellement, je n’y mets pas d’oignons, mais si vous voulez faire une ratatouille basquaise, il paraît qu’il faut en mettre. Vous ajouterez donc aux ingrédients ci-dessus 2 gros oignons.

Pour le choix des légumes, vu la saison estivale, vous prendrez garde d’acheter des légumes du pays, juste histoire de na ne pas ajouter du pétrole à votre recette … Si vous trouvez des légumes bio, c’est encore mieux.

Une fois que vous aurez réuni tous ces ingrédients, le cérémonial de la ratatouille peut commencer.

Vous choisissez une table à l’ombre des canisses ou mieux, d’un figuier qui vous fournira le dessert. Vous prenez soin de prendre avec vous un siège confortable et tout le matériel nécessaire : couteau, bac à compost, passoire et l’indispensable cocotte avec couvercle allant au four. Vous disposez amoureusement vos légumes devant vous.

Ensuite vous réunissez quelques amis autour de vous et de votre autel dédié à la déesse ratatouille, vous servez un pastis Janot à toute la tablée et vous commencez la délicate opération.

Il s’agit de couper les légumes en dés d’environ 12 mm de côtés. Pas plus, pas moins. Cela va vous prendre un temps fou, mais cela tombe bien car vous êtes en bonne compagnie et vous devisez joyeusement entre deux gorgées d’un excellent breuvage anisé.

N’oubliez pas d’éliminer les graines et les cloisons blanches des poivrons, ni le jus et les pépins des tomates. Pour ce qui concerne les tomates, vous leur réservez un traitement spécial : une fois coupées en dés, salez-les et laissez les dégorger dans la passoire. Cela évitera que votre ratatouille rende trop de jus.

Une fois les légumes coupés et l’ail coupé en morceaux assez grossiers, vous mettez le tout – sauf les tomates – dans la cocotte. Vous y ajoutez l’huile, le miel, le thym, le laurier, le sel, le poivre. Fermez la cocotte, retournez le tout dans tous les sens plusieurs fois et enfournez dans un four préchauffé à 200 °C.

À ce stade, vous avez une demi-heure pour prendre un deuxième apéro que vous avez bien mérité. La demi-heure, et l’apéro, écoulée, vous ajoutez les tomates, mélangez délicatement et terminez la cuisson pendant 15 minutes à découvert cette fois.

Servez le tout bien chaud en accompagnement d’une côte de bœuf charolais préparée au charbon de bois ou, mieux, aux sarments de vigne. Pour les boissons, je vous laisse improviser.

Je vous laisse, il faut que j’aille acheter mes légumes pour la ratatouille de ce soir. À bientôt et bel été.

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