City management, city présentation et city arrogance

non merci !Avant-hier soir, je me suis rendu à la Salle des cantons à la Gare de Lausanne où la Fondation city management présentait publiquement son projet de « redynamisation du commerce » local.
N’étant pas commerçant, je n’avais pas à intervenir et je suis donc resté sagement et silencieusement dans mon coin. Cela m’a donc donné le temps de sentir l’ambiance qui régnait dans cette salle remplie à ras bord. Il devait y avoir 400 personnes et la tension était palpable.

Après une introduction très formelle, et un peu empruntée, de Jean Heim, le président de la Fondation, Daniel Brélaz et Christian Masserey ont assuré, et assumé, le reste de la séance. L’historique du commerce à Lausanne de Daniel Brélaz fût suivi de la présentation du city management et de sa taxe par le Christian Masserey. La trop longue présentation du city manager, illustrée comme il se doit par une présentation « Power Point », me semble avoir littéralement assommé l’auditoire. Le langage technocratique n’a convaincu que les convaincus et les autres ont attendu le temps des questions et des quelques huées qui ont ponctués certaines réponses de Daniel Brélaz. Il faut dire que le syndic vert manifestait une certaine arrogance qui a fini par chatouiller les nerfs déjà à vifs de certains commerçants.

Vu de mon fond de salle, le sentiment que je garde de cette soirée peut se résumer assez simplement. Les commerçants ont le sentiment, justifié, que la charrue a été mise avant les bœufs : payer d’abord une taxe obwaldienne (dégressive) et espérer d’éventuelles retombées plus tard. Ce sentiment s’accompagne d’un autre, pas très encourageant, que ni la Fondation, ni la Municipalité de Lausanne ne comptent remettre les bêtes devant la carriole. Ce dernier sentiment est devenu une certitude lorsque Frédéric Haenni, président de GastroVaud, a émis – sur un ton d’une extrême politesse – la suggestion de faire une pause dans l’introduction de la city-taxe et qu’il a pris une bordée monumentale de la part de Daniel Brélaz, qui manifestement venait de sortir de ses gonds et de perdre pas mal de suffrages pour les votations fédérales de cet automne.

Une ou deux informations importantes sont tout de même tombées de la bouche du syndic : pour la restauration, seul le personnel de service comptera dans le calcul de la taxe ; quant aux bénévoles, ils ne compteront pas dans le calcul de la taxe, les documents envoyés aux commerçants contenaient une « coquille » …

Ce qui a d’inquiétant dans cette histoire, c’est qu’il est fort probable que la municipalité de Lausanne, et son syndic, ont conscience de la vacuité du projet city management, mais que, au stade où ils en sont, ils n’ont plus le courage de mettre un frein au projet.

Une phrase lâchée par Martine Fiora-Guttmann me semble bien résumer la posture hautaine des promoteurs du projet city management : « Le représentant du Trade Club – Charles-Antoine Kohler, directeur de Manor – n’est pas le balayeur de son magasin ». Toute une symbolique du mépris, de l’arrogance et de l’irrespect qui planent sur ce projet.

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Une Réponse to “City management, city présentation et city arrogance”

  1. www.romanding.ch Says:

    City management, city présentation et city arrogance

    Les associations économiques lausannoises et la municipalité de Lausanne ont cédé aux charmes du "city management", une sorte d’économie planifiée du commerce de détail. Le problème … la planification ! Ni les syndicats patronaux, …

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