Histoire d’eau

Fontaine à eau du réseau du conseil communal de LausanneIl y a une, parmi beaucoup d’autres, chose que je ne comprends pas : ce sont les gens qui continuent à porter des paquets de six bouteilles d’eau, soit 9 kg de flotte sans les bouteilles.

Cette interrogation s’accompagne de plusieurs autres : pourquoi les entreprises et les services publics – j’en ai même vu dans les couloirs de la PMU – persistent-ils à utiliser des fontaines à eau alimentées par des nourrices qui se déplacent en camion ? Pourquoi trouve-t-on dans les écoles des distributeurs de boissons plutôt plus sucrées que moins avec pour seule alternative le robinet des toilettes ? À quoi cela sert-il de boire de l’eau en bonbonne alors que l’eau courante existe depuis pas mal de temps ?

Bref une montagne de questions qui ont toutes une réponse commune : une fontaine à eau branchée au réseau que la ville de Lausanne promeut assez mal, sans doute pour éviter ce que certains qualifieraient de «concurrence déloyale».

Et pourtant, il y a de bonnes raisons à utiliser une fontaine à eau raccordée au réseau plutôt qu’un modèle à nourrice : l’eau circule toute seule dans le réseau de canalisations au lieu de se déplacer en camion, cela coûte en général moins cher, la qualité bactériologique de l’eau du réseau est toujours meilleure que celle de l’eau en bonbonne, même si elle vient d’une source.

Quand j’ai appris, fin mai, qu’Eden Springs avait pour ambition de doubler sa production, et donc sa vente, d’eau en bonbonne pour passer de 20 à 40 millions de litres par an pour la Suisse, j’ai immédiatement imaginé le nombre de camions auquel une telle production correspond : environ 2000 semi-remorques ou 25’000 camionnettes de livraison ! Voilà qui ne va pas dans le sens d’une amélioration de la qualité de l’air.

On peut donc espérer qu’un jour, les entreprises, les collectivités et, pourquoi pas, les gérances d’immeubles, mettent à disposition des fontaines à eau reliées au réseau pour leurs employés, clients, usagers et locataires. On peut rêver, non ? En tout cas, la ville de Lausanne en met une à disposition pour le conseil communal et elle permet d’étancher à satisfaction la soif des bavards que nous sommes.

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Une Réponse to “Histoire d’eau”

  1. Maret Says:

    Bonjour,

    Je ne peux rester sans réagir à votre article car, comme vous, il y a une chose, parmi beaucoup d’autres aussi, que je ne comprends pas…

    Je vous invite à consacrer 3 minutes au site vistal.ch

    Vous y trouverez, dans un domaine qui nous concerne tous et tous les jours, une alternative simple et adoptée par des milliers de romands qui, tous les jours, ont trouvé le moyen de rejeter 100 fois moins d’emballages dans la nature, réduire le nombre de camions sur les routes tout en profitant de prix 10 fois inférieurs, en moyenne, à ce qui nous est proposé dans le commerce!

    Ce que je ne comprends pas?
    …que de telles solutions, simples, concrètes, réellement écologiques et avantageuses pour le consommateur (beaucoup moins pour les distributeurs), ne soient véhiculées que par le bouche à oreille de clients ravis …qui en parlent, eux.

    En vous remerciant de votre attention.

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