Hier soir au Conseil communal, à la question de savoir pourquoi le bâtiment de la gare routière des bus de la place du Tunnel faisait actuellement l’objet d’une mise à l’enquête pour sa démolition, le Municipal des Travaux Olivier Français a répondu que sa destruction se justifiait car il est en réflexion sur les toilettes publiques. Des WC qui semblent visiblement poser des problèmes à l’élu radical. De là à dire que le Municipal trône sur ses incertitudes, il n’y a qu’un pet pas.
En voilà une raison qu’elle est bonne ! C’est un peu comme si le propriétaire de votre maison la faisait démolir sous prétexte que vos lieux d’aisance sont bouchés. C’est ce qu’on appelle de l’urbanisme à la masse. Ou de l’urbanisme à coup de masse si vous préférez.
Alors que la place du Tunnel fait l’objet d’une réflexion – du moins on l’espère – sur son réaménagement suite au départ de l’interface des bus pour la Sallaz lui-même consécutif à l’introduction du Réseau 08 des tl, il est pour le moins curieux de commencer par détruire cet objet architectural qui a toute sa valeur et qui pourrait faire l’objet d’une réaffectation et d’une rénovation.
Cet abri, qui renfermait autrefois une salle d’attente et un guichet des tl, a été construit vers 1950 et constitue un exemplaire intéressant de ce genre de construction de l’immédiat après-guerre. Malgré l’intérêt que l’on peut lui porter, il n’est malheureusement pas recensé à l’inventaire cantonal. Mais ça pourrait changer, qui sait ?
Par contre, ce que le Municipal a oublié de dire, c’est que l’espace dégagé par la démolition de l’édicule pourrait accueillir des véhicules de la société Hertz qui se trouve juste à côté et semble se trouver à l’étroit.
Pour le Municipal fouisseur, la vie est simple : remplacer des chiottes par des chiottes ne pose visiblement aucun problème.
Mots-clefs : abri, bus, démolition, gare routière, Olivier Français, tunnel, WC
26 février 2009 à 00:05 |
Voilà un billet bien torché !
1 mars 2009 à 14:18 |
En somme, ce qu’une main défait(que), l’autre le refait… L’urbanisme est au bout du rouleau.
1 mars 2009 à 15:43 |
T’en tiens une ces formes Lavomisse pour un macchabée …