La grâce n’est pas donnée à tout le monde
24 novembre 2007 par Alain Hubler
Maurice Béjart vient à peine de rejoindre les - danseurs et danseuses - étoiles dans un dernier boléro qui, je l’espère, ne l’aura pas trop fait souffrir. Pourtant, déjà, le conseiller communal Gilles Meystre profite de la situation pour rappeler l’un de ses «hauts faits» parlementaires et remettre en cause la subvention accordée au Béjart Ballet Lausanne.
Pourquoi biberonner des danseurs pendant trois ans ? Même si, avant tout, je tiens à rendre hommage à Maurice Béjart, sa disparition doit être l’occasion d’enfin accélérer le plan directeur communal de la culture.
(24 Heures, 22 novembre 2007)
«Sevrer» les danseurs et danseuse de la compagnie de Béjart et mettre ses projets en avant, c’est faire mourir Maurice Béjart une deuxième fois.
Rendre hommage, c’est garantir, pour les trois ans qui viennent, une subvention laissant le temps à ses descendants artistiques de se passer du maître.
Il y a des moments où un politicien doit apprendre à se taire et à faire preuve, à défaut de grâce, d’un peu de retenue et de respect.
De toute manière, un plan directeur risque bien de se révéler une mesure technocratique enfermant la culture lausannoise dans un carcan financier et institutionnel.
Quoi qu’il en soit, un plan directeur n’empêchera jamais un grand artiste de mourir.
- Crédit photographique : Huster sous licence GNU Free Documentation.










La grâce n’est pas donnée à tout le monde
Maurice Béjart vient à peine de nous quitter que, déjà, certains politiciens remettent en cause les subventions que la ville de Lausanne attribue au Ballet Béjart Lausanne.