Il y a exactement un mois, l’Office fédéral de la santé publique encourageait la population à acquérir une réserve de cinquante masques par personne dans le cadre de la lutte contre une éventuelle pandémie de grippe aviaire. C’est-à-dire au cas où le virus H5N1 mute, pour devenir transmissible entre humains, et se propage en Europe.
Les jours qui suivirent, les grands magasins, les pharmacies les drogueries ont été assaillis. Un peu en retard, la Poste en propose depuis quelques jours et les affaires suivent leur bonhomme de chemin, la déferlante du début de l’annonce s’est calmée.
Par ailleurs, il y a quelque jours encore, Beda Stadler, le directeur de l’Institut d’immunologie de l’Université de Berne, affirmait que les masques combattent une pandémie, mais qu’ils ne protègent pas ceux qui les portent. Ce qui signifie que la personne qui doit porter le masque est la personne atteinte et pas les personnes saines. Et non pas l’inverse !
Pour en avoir le cœur net, je me suis rendu sur le site de l’OMS. Après quelques recherches, j’ai trouvé un document parlant de l’utilisation de masques faciaux dans la lutte contre la pandémie de grippe aviaire. Ce document, appelé «Plan mondial OMS de préparation à une pandémie de grippe» précise à sa page 46, sous «Annexe 1 Recommandations relatives aux interventions de santé publique autres que pharmaceutiques», que l’usage de masques faciaux est :
- «à effectuer» pour les personnes présentant des symptômes et est
- «à envisager» pour les personnes exposées (professionnels de la santé surtout).
Mais, à la page 47, sous la rubrique «Mesures visant à accroître la distance sociale», le port de masques dans les endroits publics est considéré comme non nécessaire avec le commentaire suivant : «N’est pas connue pour être efficace; autorisée mais pas encouragée».
Par contre, le port du masque est conseillé pour les personnes atteintes et «à envisager» pour les professionnels de la santé exposés. L’OMS propose aussi un document apportant des précisions sur le port de masques par les agents de soins de santé en cas d’épidémie.
Bref, il n’y a pas de quoi se précipiter pour acheter ces fameux masques dont l’efficacité est loin d’être démontrée. Par contre, il est dans tous les cas recommandé de se laver correctement les mains et de désinfecter les surfaces potentiellement contaminées dans les maisons.
Dans ces conditions on peut se demander quelle mouche a piqué l’OFSP qui encourage les habitants de la Suisse à faire un stock de 50 masques par «tête de pipe»! Une chose est cependant certaine, si tout le monde exécute les recommandations de l’OFSP, il y a un beau paquet d’argent à se faire : 7,5 millions de boîtes de 50 masques à 4,90 francs font 36,5 millions de francs!
Joli pactole, non ?






Au Japon, ce sont les gens qui souffrent d’une grippe qui portent ces masques, notamment dans le métro de Tokyo, pour ne pas contaminer les autres usagers. Mais il est vrai que les Japonais sont moins individualistes que nous.
Quant à moi, j’ai toujours préféré faire partie de la solution que du problème. Je le clame donc haut et fort: pour que ces masques protègent efficacement ceux qui les portent, il suffit de les mettre à l’envers. Face externe contre le visage.
Pis elle est belle! Hein. Alors. Ou bien. Quand même. Dis don’.
Il y a une autre mesure qui me semble particulièrement indiquée et agréable pour les bloggueurs et les blogueuses, c’est le confinement volontaire qui est “à faire” pendant les phases 4 et 5 d’une pandémie de grippe. Ainsi, M. Lavomisse pourrait bloguer tranquille depuis sa caverne tout en buvant tranquille une infusion …
Mouais. Sauf que les cavernes ça a tendance à me faire moisir. Mais si vous remplacez ‘caverne’ par ‘taverne’, on peut discuter.
C’était une fôte de frappe !
Quel est le principe de la vaccination ?
Chez l’adulte, les principes de vaccination reposent sur le meilleur rapport entre les bénéfices escomptés (le fait de ne pas attraper la maladie), l’innocuité ou la bénignité des effets secondaires.
Plus d’information:
http://www.cliniquemedicale.info/page.asp?s=Quel-est-le-principe-de-la-vaccination