Ce qui devait arriver arriva et ce n’est malheureusement pas la première année qu’Amnesty International relève des manquements helvétiques dans le domaine des droits humains. Ces manquement sont notamment dû aux restrictions infligées aux requérants d’asile et aux migrants introduites suite aux votations de septembre 2006.
Voici quelques courtes citations extraites de la rubrique consacrée à la Suisse dans le Rapport 2007 d’AI.
- Le rapporteur spécial des Nations unies sur le racisme a relevé des éléments de preuve solides montrant que les comportements racistes étaient courants chez les policiers.
- En octobre, le président du Tribunal fédéral, Giusep Nay, s’est déclaré préoccupé par le fait que les dispositions de la loi en matière de détention n’étaient pas conformes aux engagements internationaux souscrits par la Suisse.
- (À propos des violences contre les femmes) Les femmes immigrées résidant en Suisse depuis moins de cinq ans risquaient toutefois de perdre leur droit au séjour si elles cessaient de cohabiter avec la personne dont le nom était inscrit sur leur titre de séjour.
- (…) la xénophobie et la discrimination s’étaient banalisés dans le débat politique en Suisse.
Pas brillant tout cela. Et pendant ce temps-là, un certain parti qui se dit «démocrate du centre» utilise, dans son communiqué de presse portant sur la naturalisation, un vocabulaire qui vaudra sans doute à la Suisse de figurer en bonne place dans le rapport 2008 d’AI. Voici une compilation signée Jean-Baptiste Blanc :
- «un peuple de Suisses sur le papier», « le passeport suisse est bradé», «parasites sociaux étrangers», «les internationalistes et autres milieux anti-patriotiques», «mépris viscéral de la patrie», «la dernière attaque des soixante-huitards contre nos valeurs et nos traditions», «des inutilisables», «Les Suisses deviennent étrangers dans leur propre pays».
Crédit image : Fabio Panico sous licence CC.




