Depuis hier matin l’un des deux pommiers du « P’tit parc » de la rue Curtat a perdu la tête. Disons plutôt qu’il a été décapité. Décapité par l’imbécillité, décapité par la connerie. Certains parleront d’incivilité, de délinquance, d’insécurité, que sais-je encore ?
Personnellement je m’en tiendrai à être triste. Triste devant tant d’imbécilité ou tant d’irresponsabilité, probablement, imbibée d’alcool.
D’un autre côté, je m’interroge : comment exiger le respect pour un petit pommier planté par la ville, donc propriété publique, c’est-à-dire de toutes et tous, quand les êtres humains peuvent voir leur existence décapitée par un licenciement à l’aube de la cinquantaine, la recherche vaine d’une place d’apprentissage, une révison inhumaine de la loi sur l’AI, la négation de sa religion pour peu qu’elle soit musulmane, la suspicion perpétuelle d’abus …
Petit pommier, je me demande si tu n’as pas été victime des bas instincts humains, comme le seront, hélas, probablement les moins chanceux de celles et ceux qui espéraient un jour profiter de ton ombre ou manger une de tes pommes.









[...] 20 heures, le P’tit Parc, celui dont le petit pommier a perdu la tête (grrr…) et qui est situé à côté du MUDAC, accueillera les amateurs et [...]