Depuis un certain temps, les détails de la vie privée de Daniel Brélaz, syndic de Lausanne, émaillent la presse romande. À chaque fois, cela déclenche un mini-séisme « pipole » et tout le monde y va de son commentaire. Même si, il faut bien le reconnaître, il n’y a pas de quoi fouetter un chat, fut-il sur une cravate.
Pour ma part, je trouve ces « révélations » parfois amusantes et toujours futiles. Mais allons au fait, l’essentiel n’est pas là.
L’essentiel est que ces « révélations » publiques sont généralement justifiées par le souci de transparence du syndic de la capitale vaudoise. Et c’est là que cela devient intéressant. Cela devient intéressant parce que le syndic de Lausanne a une vision à géométrie variable de la transparence. Lorsqu’il s’agit de sa vie privée, Daniel Brélaz applique à la lettre la recommandation de la Chancellerie cantonale à propos de la nouvelle Loi sur l’information (LInfo) : « Ce n’est donc plus le principe du secret sous réserve de publicité qui s’applique, mais le principe de la publicité sous réserve du secret. ».
Par contre pour ce qui concerne la transparence des décisions municipales, le syndic lausannois se montre beaucoup plus pudique : « Mais l’information pour l’information sur tout et n’importe quoi qui n’intéresse quasiment personne est évidemment à proscrire ».
Si l’on peut être en partie d’accord avec cette dernière affirmation, on aimerait aussi bien en savoir un peu plus sur certains projets qui échappent complètement à la connaissance du commun des mortels. Comme ce nouveau projet de tunnel routier à Ouchy qui, selon la presse, aurait été récemment intégré dans le projet « Métamorphose » alors que celui-ci a déjà été présenté publiquement sans ce « détail ». Ou encore, les contours exacts, la portée précise et les conséquences de ce fameux Projet d’agglomération Lausanne-Morges (PALM) que la ville a ratifié le 22 février dernier …
Monsieur le Syndic, aujourd’hui vous enlevez le bas, demain enlevez le haut ! Merci d’avance.








