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InséparablesLa Suisse vient de prendre toute une série de mesures pour protéger les animaux. Entre autres, tous les propriétaires d’animaux, des éleveurs de moutons aux acheteurs de chiens, devront suivre une formation. Encore mieux : du cochon d’Inde à la perruche, les animaux domestiques seront obligatoirement vendus par paire pour éviter qu’ils ne s’ennuient.

On applaudirait sans conditions de telles mesures si le parti majoritaire en Suisse, l’Union démocratique du centre, n’était pas ouvertement xénophobe. Les sans-papiers virés par Sarkozy seront-ils autorisés à se réfugier en Suisse, à condition d’apprendre à marcher à quatre pattes?

Antonio Fischetti, Charlie Hebdo N° 829, 7 mai 2008

Bonjour ozone

Carte ozoneLa pollution atmosphérique, c’est un petit peu comme le prêt-à-porter. Il y a la collection automne-hiver et la collection printemps-été. Après un hiver consacré aux particules fines, nous voici à la veille d’un nouvel été, un de plus, consacré à l’ozone.

Au fait c’est quoi l’ozone ? L’ozone, O3, est un composé de l’oxygène qui comporte trois atomes de cet élément, soit un de plus que celui du gaz qui nous permet de vivre et dont la formule est O2. Et c’est cet atome supplémentaire qui fait toute la différence. C’est cette structure qui confère à l’ozone ses propriétés oxydantes qui sont mises à profit dans la désinfection de l’eau potable ou de celle des piscines.

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Gare de LausanneDepuis le 1er janvier 1999, date à laquelle les CFF sont devenus une société anonyme de droit public, j’ai le sentiment que nos Chemins de fer fédéraux sont sur la mauvaise voie et qu’ils investissent plus d’énergie à gérer leur parc immobilier qu’à développer des transports ferroviaires efficaces et accessibles.

Preuve en est cette dernière lubie qui consiste à transformer des salles de réunions d’utilité publique en bureaux et commerces. Par cette opération, les CFF visent à « rentabiliser » les espaces occupés par la Salle des Vignerons et la Salle des Cantons de la Gare de Lausanne.

Ces deux salles, idéalement situées et financièrement abordables, ont accueilli des réunions d’associations, de sociétés et de collectifs de tous les bords : des réunions des syndicats de la fonction publique au City management en passant par l’UDC et le POP & Gauche en mouvement.

Consacrer ces espaces, dont le plus grand peut accueillir jusqu’à 300 personnes, à la déesse économie constitue donc une perte sèche pour la vie démocratique, associative et politique de la ville de Lausanne et du canton.

Pour toutes ces raisons, je vous invite vivement à signer et à faire signer la pétition du collectif Libérer la parole.

Voici quatre extraits, caviardés, d’un argumentaire portant sur ce que certains appellent «dérive du droit à la nationalité » :

[…] n’a jamais été contre la naturalisation. Il s’oppose à toutes les procédures de naturalisation automatique ou de plein droit, parce qu’il considère simplement que la naturalisation doit parachever un processus d’assimilation. Par nature en effet, la naturalisation implique le désir de devenir […], exprimé sous la forme d’une demande expresse, et suppose de démontrer que l’on a acquis la langue, les mœurs, les usages et les valeurs qui fondent la civilisation […]. Faute de quoi, être français n’a pas plus de signification qu’être abonné à […].

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Mise à mort à la feria des vendanges 2002 à AlèsC’est peut-être comme cela que l’on peut qualifier le sort réservé, ou plutôt qu’ont choisi de s’auto-administrer, quelques UDC vaudois de l’aile agrarienne.

Jean-Luc Chollet, conseiller communal et député UDC lausannois, affirmait dernièrement «Lorsqu’on va manifestement s’engueuler, on ferme la porte du salon» en faisant allusion au débat à huis clos qui a eu lieu hier soir et qui a abouti au soutien des UDC vaudois à l’exclusion d’EWS et de la section grisonne de l’UDC.

L’ancien PAI, l’agriculteur lausannois, le modéré, n’a pas jugé bon d’aller combattre l’aile blochérienne de son parti. Il a renoncé, avec son collègue maraîcher Denis Pasche, à aller défendre la position de celles et ceux qui refusent les Grandes Purges staliniennes à la sauce SVP.

C’est ainsi qu’on a pu voir, hier soir, le paysan de Rovéréaz assurer la permanence de l’UDC au conseil communal de Lausanne pendant que d’autres, la puntilla entre les dents procédaient à la mise à mort de la conseillère fédérale et de sa section.

C’est ainsi que, le 6 mai 2008, les agrariens vaudois ont disparu pour toujours de la scène politique cantonale.

C’est ainsi que la section vaudoise du parti du bouc s’est définitivement alignée sur l’aile blochérienne.

C’est ainsi qu’elle est devenue conforme à la norme zurichoise.

Au moins, maintenant on sait à qui l’on a à faire.

Un passeport suisse provisoireEn 2000, le Conseil fédéral a lancé un programme national de recherche intitulé «Intégration et exclusion» et l’a affublé du doux nom de code : PNR 51.

Ce programme réunit une centaine de chercheurs qui travaillent de manière interdisciplinaire. Ils, et elles, sont historiens, sociologues, juristes, politologues, médecins, psychiatres, pédagogues, ethnologues ou géographes.

Les 37 projets de ce programme abordent des thèmes tels que : travail social et politique; pratiques scolaires et voies de formation; représentations et modèles de santé; emploi, travail salarié et protection sociale; constructions de l’identité et de la différence ou encore espaces publics et positionnement social.

Parmi les travaux de ce programme, l’un d’entre eux devrait retenir particulièrement l’attention des électeurs suisses. Il porte pour titre «La procédure de naturalisation est-elle conforme aux principes d’un Etat de droit ou est-ce une décision politique?»

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forcepsSouvenez-vous : entre l’automne 2002 et le printemps 2005, la Municipalité de Lausanne a organisé la démarche participative Quartiers 21. Dans ce cadre, 950 habi­tant- e-s de la ville se sont réunis et ont formulé 170 propositions.

Après les ateliers dits «d’inno­vation», 110 personnes ont parti­cipé aux conférences dites «de consensus», afin d’extraire la quintessence des propositions initiales. Ce sont ensuite les Ser­vices de la ville qui ont procédé à des études de faisabilité des pro­jets retenus et ont établi un programme d’action.

De tout cela, il est sorti 37 projets, répertoriés dans la brochure Quartiers 21 – La parole aux habitants et soumis au Conseil communal, qui les a ac­ceptés. Une page de cette bro­chure porte en lettres capitales de grande taille la philosophie de la démarche : Continuer à lire »

une zone piétonne ?Il y a pas mal de temps que je me demande pourquoi la rue de la Mercerie, à Lausanne, qui est pourtant piétonne, est encombrée de voitures en début de soirée et le dimanche.

On y trouve, pratiquement en permanence une petite dizaine d’automobiles. Ce sont souvent des voitures de grosse cylindrée, voire des engins permettant de grimper aux murs.

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Affiche initiative naturalisationsLa Liberté de vendredi dernier a publié un article très éclairant dans lequel le spécialiste en communication Gilles Lugrin décrypte l’affiche du parti du bouc recyclée à l’occasion du vote sur les naturalisations du 1er juin prochain.

Le chercheur et maître-assistant à l’Université de Lausanne observe que l’affiche ne présente que des mains d’hommes, plus ou moins hâlées et colorées, noueuses et dépourvues d’alliance.

L’image est claire, ce sont des mains de travailleurs, célibataires qui travaillent pour pas cher, voire qui abusent du système en plus de voler des passeports. La symbolique pourrait se résumer ainsi :

l’homme étranger fait main basse sur votre travail, sur votre identité et sur vos femmes.

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Véhicule à gaz des SILLa politique est souvent difficile, voire, parfois, conflictuelle et ingrate. Cependant, de temps en temps elle procure des petits plaisirs. Même s’ils sont modestes, ils n’en font pas moins du bien.

Après la séance du Conseil communal de Lausanne où je me suis fait traiter de poujadiste – parce que je défends la cause des commerçants opposés à la city-taxe – et d’opportuniste ou de « communiste à la mémoire courte » – parce que je m’étonne que la Municipalité de Lausanne participe à la grande mascarade politico-économique des J.O. de Pékin –, j’ai trouvé excessivement agréable la séance de l’Association de communes de la région lausannoise pour la réglementation du service des taxis.

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